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Antenne Isotron pour espaces restreints:

Il n'est pas question ici d'essayer d'expliquer la théorie de fonctionnement de ce type d'antennes, mais de présenter une réalisation personnelle qui fonctionne plus ou moins correctement, d'analyser les résultats et de donner des explications pour que chacun puisse facilement réaliser une telle antenne, avec le minimum de moyens.

Depuis longtemps, je connaissais les antennes à boucle magnétique, et c'est en voulant me documenter sur ce type d'antenne que je suis "tombé" sur le site de F5IXU. Il y a bien sûr la description d'une antenne de ce type, mais j'y ai trouvé beaucoup plus intéressant, une antenne monobande pour espaces réduits qui se règle une fois pour toutes dans la bande considérée et qui fonctionne avec un rendement "supposé" meilleur que la boucle magnétique. On dit que l'efficacité de cette antenne serait celle d'un dipôle. Avec les nombreux liens présents sur le site de Martial, j'ai pu me faire une idée toute théorique de cette antenne, idée certainement faussée par l'enthousiasme optimiste de tous les possesseurs de ce type d'antenne. C'est pourquoi j'ai voulu en avoir le coeur net, et réaliser mon propre prototype.
Mon choix s'est porté sur le modèle le plus simple, celui qui n'a qu'un circuit LC sans couplage et sans réseau de déphasage (type antenne EH). Ce sera donc une "Isotron" (du nom des premières antennes commerciales de ce type ). On verra plus tard si les réseaux de déphasage (voir théorie et démonstrations) apportent quelque chose de plus (le signal n'est-il pas déjà déphasé dans la self unique de l'Isotron ?).
La bande 10 MHz fût choisie pour plusiseurs raisons. Elle n'est pas autant affectée par de grandes et rapides fluctuations de propagation comme les bandes supérieures, ce qui fausse les comparaisons. On y contacte pas mal de stations françaises, et en plus j'ai un dipôle de comparaison.

La réalisation d'une telle antenne est extrèmement simple, mais sa mise au point, si elle est facile lorsqu'on possède un analyseur d'antenne, est un peu plus laborieuse si on ne possède qu'un Tos'mètre et un émetteur bridé sur les bandes amateurs.

Réalisation de l'antenne. Il faut un tube PVC gris de diamètre 32 mm et de 1 mètre de long. La self sera réalisée avec du fil électrique gainé de 2,5 mm carré. Les deux disques seront découpés dans une tôle d'alu et font 20 cm de diamètre. On peut remplacer l'alu par d'autres disques comme les couvercles de plats pour la cuisine par exemple, les dimensions n'étant pas très critiques, mais il faut essayer de conserver le rapport entre diamètre des disques et leur écartement, qui est de 1. Les disques seront percés d'un trou de 32 mm et collés sur des manchons PVC 32/40mm, et enfilés sur le tube. Les manchons seront maintenus en place par deux petites vis de blocage. Tout ce matériel se trouve en grandes surfaces (sauf l'embase coaxiale), à des prix très modiques.
Je ne détaillerai pas le montage ici, les photos étant assez explicites pour montrer la réalisation. Il faut pourtant savoir qu'il est plus facile de souder un morceau de fil électrique sur le plot central de l'embase coaxiale, de faire passer ce fil dans les trous, de fixer l'embase coaxiale au moyen de vis "grower", puis de raccorder, par soudure, ce fil au fil de la self. Le fil de masse, qui est relié au disque supérieur, est soudé sur une cosse fixée sur l'embase. Pour rejoindre le disque, il passe au milieu du tube PVC. Il est avantageux de bien le faire monter vers le disque par le centre du tube, pour qu'il ne soit pas trop près de la self. Pour ce faire, utiliser un petit tube de plastique ou de carbone (comme il y en a sur les cerf-volants, on les trouve au rayon modélisme), qu'on maintient à force au centre du tube PVC par deux rondelles découpées dans de la mousse.
La réalisation de l'antenne étant terminée, il va falloir la régler. Pour ce faire, il est judicieux de l'installer à son endroit définitif, car l'environnement influe énormément sur les réglages.
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Réglage de l'antenne. Dans tous les cas, l'appareil de mesure doit être inséré au plus près de l'antenne, directement sur la prise coaxiale de l'antenne. Proscrire tout câble pendant les réglages.
Si on possède un analyseur d'antenne tel que l'Antan ou le MFJ259, c'est qu'on sait s'en servir, et il faut ajuster le nombre de spires (de la self d'antenne et non pas du câble coaxial, hi !) jusqu'à ne plus avoir de composantes réactives, avec une résistance de rayonnement entre 30 et 50 ohms, et ceci au centre de la bande 10 MHz. Avec un "pont de bruit", même procédure ! Avec un Tos'mètre, si l'émetteur est débridé (c'est-à-dire qu'il peut émettre sur tout le spectre des ondes courtes), passer à la puissance la plus faible, et chercher la fréquence de résonnance de l'antenne (Tos minimum). En fonction de cette fréquence trouvée, corriger en augmentant ou en diminuant le nombre de spires. On peut ensuite affiner en déplaçant légèrement le disque supérieur pour augmenter ou diminuer la capacité inter-disques. On doit pouvoir régler au minimum de Tos sur le centre de la bande. Ne plus retoucher, la bande passante est largement suffisante pour couvrir l'intégralité de la bande des 10 MHz (par exemple 1,2 au centre, et 1,4 en extrémité, chez moi).
Pour éviter au câble coaxial de rayonner, une self de choc pourra être insérée directement après l'antenne. Cette self sera idéalement constituée de quelques tours de câble coaxial (voir photo ci-dessus).

Après le raccordement définitif de la self de choc et du câble coaxial d'alimentation, on branche l'analyseur d'antenne à la place de l'émetteur. A ce moment-là, on pourra constater l'apparition d'une composante réactive (la fréquence de résonnance ne doit pas bouger et toujours se trouver à l'intérieur de la bande considérée). Cette composante réactive est due à la présence du câble et fonction de sa longueur, car l'impédance propre de l'antenne se situe souvent plus près de 30 ohms que de 50 ohms. Cela se traduit par un ROS plus ou moins élevé, qui risque de réduire la puissance d'émission (protection interne de l'émetteur). On insèrera donc avantageusement une boite de couplage, pour assurer le transfert maximum d'énergie.

Un dernier mot: telle qu'elle est représentée ici, cette antenne ne convient pas pour l'extérieur. Les intempéries auraient raison d'elle et perturberaient les réglages.

Résultats et conclusions. Après presqu'un an d'utilisation, les résultats sont sans appel ! Comparée à mon dipôle monobande non raccourci pour le 10 MHz, l'antenne Isotron perd en moyenne 2 à 3 points S par rapport au dipôle sur les stations proches. Sur les stations situées entre 1500 et 3000 km, la différence n'est plus que de 1 à 2 points S en moyenne. Pour les stations situées à plus de 3000 km, les reports sont souvent identiques et parfois même légèrement en faveur de l'antenne Isotron. Ceci amène une remarque: j'ai précisé "en moyenne", car, pouvant commuter instantanément d'une antenne à l'autre, il arrivait qu'à des moments la différence était plus grande et puis, trente secondes plus tard, il n'y avait plus de différence, ou même les rapports étaient inversés (surtout à moyenne distance). Ceci démontre bien la diversité d'espace de la réception, ce qui a été mis depuis bien longtemps à profit par les professionnels pour diminuer le QSB (fading) à la réception, par l'utilisation simultanée de deux antennes séparées.
J'ai procédé à des mesures de champs sur cette antenne, et je me suis rendu compte que le maximum de champ se trouvait, à distance égale, sur un plan parallèle aux deux disques, passant par le centre de symétrie des disques. Il n'y avait pratiquement pas de rayonnement vers le zénit. Ce qui explique les résultats obtenus lors des liaisons. En plus, j'ai constaté que le rayonnement dans le plan horizontal était maximum quand l'écartement entre les disques était égal à leur diamètre. Cette antenne fonctionnerait-elle comme une antenne EH ? Les champs E (électrique) et H (magnétique) seraient-ils émis en phase, grâce à un déphasage correct à la résonnance, simplement du à la self ? Ce n'est qu'une supposition de ma part.

Les mesures de champ ont été effectués à proximité immédiate de l'antenne, et ont montré un rayonnement initial maximum à 0 degrés d'élévation. Il va de soi que plus l'antenne sera dégagée du sol, plus le rayonnement recombiné à plusieurs longueur d'ondes sera proche de l'horizon. Et inversement, plus l'antenne sera proche du sol, plus le rayonnement sera dirigé vers le haut. Comme pour toutes les antennes, le trafic DX sera favorisé par une antenne bien dégagée !

Pour l'anecdote, un radioamateur de mes amis, m'a certifié que ce genre d'antenne ne fonctionnait pas mieux qu'une antenne normale très raccourcie. Comme je ne suis pas un grand théoricien, et que je ne jure que par l'expérimentation, l'essai fût vite mené. L'antenne Isotron mesurant 50 cm de haut, je l'ai remplacé par une tige télescopique de 50 cm avec une self de compensation à la base, et un plan de masse constitué d'un radian de 7,5 mètres. Le rendement ne devait pas dépasser 2 % ! Antenne accordée, la bande passante n'était que de 10 KHz (déjà un mauvais point). Quand j'ai fait les essais de comparaison avec mon dipôle, il n'y avait pas photo. On avait beaucoup de mal à m'entendre avec l'antenne télescopique, et de mon côté, la bande était bien silencieuse!

Ma conclusion est que cette antenne est un bon compromis pour tous les radioamateurs qui n'ont pas la place pour monter une antenne plus grande. Jusqu'à présent il n'y avait que les boucles magnétiques. Mais celles-ci ont une bande passante extrêmement faible. En plus une télécommande est nécessaire. L'antenne Isotron "semble" avoir un rendement un peu supérieur, et sa bande passante large ne nécessite plus de retouche. Et pour plus d'efficacité, vu qu'elle semble rayonner vers l'horizon, il serait intéressant (pour ceux qui le peuvent) de la dégager le plus possible, en la protégeant des intempéries par un recouvrement avec un tube en fibre de verre, par exemple.
Au risque de me répéter, j'insiste bien sur le fait que ce type d'antenne ne remplacera en aucun cas un dipôle bien dégagé (et à plus forte raison une beam), mais permet à celui qui n'a vraiment pas de place, ou qui a des problèmes de voisinage, de faire des qso avec des reports raisonnables.

L'antenne Isotron, utilisée pour les essais sur 30 mètres, a été modifiée pour la bande des 20 mètres.

Les résultats sont toujours conformes à la version précédente, et de nombreux QSO ont pu être effectués avec cette antenne, toujours placée dans le grenier. Et pour preuve que le DX fonctionne bien avec cette antenne... QSO BLU avec JA1CG le 10.07.04 à 17h17 TU, puis avec 7J2YAF à 17h36 TU, puissance 100 watts ! Puis plus tard dans la soirée, la liste s'est allongée avec JA7NVF, 3V8ST, VE3AT, VE1JX, N4UH, etc...( il faut dire que c'était pendant le contest "IARU HF Championship", et que la performance est surtout à mettre du côté des stations DX, hyper équipées pour ce cas. Hors contest, vous ferez rarement des QSO DX).

La seule modification pour passer de la version 30 mètres à la version 20 mètres, a été de réduire le nombre de spires (voir photo ci-contre). Il est maintenant de 38 spires jointives, avec le même fil de 2,5mm carré sous gaine plastique. Cette modification a été effectuée facilement grâce à l'analyseur d'antennes ANTAN

Pour plus de détails sur les antennes pour espaces restreints, allez jeter un coup d'oeil sur le site de F5IXU, qui a pas mal bricolé et expérimenté ces antennes, ainsi que les cadres magnétiques et les antennes EH. On y trouve des instructions de montage, ainsi que des liens sur la théorie et sur la pratique de ce type d'antennes. Mais attention à l'enthousiasme souvent exagéré !

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Antenne multibande type G5IJ:

Etant un peu déçu par mes différentes déconvenues dans les réalisations d'antennes multibandes pas trop encombrantes, j'ai pensé aux antennes dont on vante les mérites dans les publicités présentes dans de nombreuses revues radioamateur. Il y a bien le fameux "balun magnétique", qui n'a rien d'un balun (BALanced-UNbalanced) puisque c'est un simple transformateur abaisseur d'impédance, la plupart du temps dans un rapport de 9 à 1, permettant à des boites de couplage automatiques de se régler dans une plage relativement restreinte.
Mais il y aussi ces antennes dont le concepteur certifie, en prenant bien soin de camoufler sa réalisation dans un bloc de résine inviolable, que ce n'est pas un "balun magnétique", et que le rendement est bien supérieur (sic). Mais que peut-il y avoir de si secret dans ces boites ?
Alors dans ma quête, je suis tombé sur un article paru dans la revue "QRP-Report 2/2003", et qui décrit l'antenne G5IJ. Curieux, j'ai fait une recherche sur le Net, et je n'ai trouvé qu'une seule page parlant de cette antenne. Ce concept ne semble donc pas très connu.
En fait, l'important n'est pas l'antenne, car le (ou les) brin (s) rayonnant (s) peuvent être, comme nous allons le voir, de différents types (avec des rendements différents), mais le système d'adaptation. Bien sûr, il peut exister d'autres systèmes d'adaptation plus ou moins performants, mais celui-ci, après essais, m'a paru très intéressant, et relativement efficace. Il n'en reste pas moins un transformateur d'impédance à deux sorties en phase.

Voici donc la description de cette antenne, et les résultats de mes différents essais. Cela peut être une très bonne base de départ pour bricoler soi-même une antenne facile à réaliser, pas chère et s'adaptant à toutes les situations d'espace.
Pour les essais, il est recommandé (mais pas nécessaire) d'avoir un bon analyseur d'antenne. L'Antan fera très bien l'affaire.

Commençons par la réalisation du transformateur (voir le schéma ci-dessous).
Prendre un tore de fer type T200-2 ou mieux T220-2. D'autres types peuvent très bien convenir, mais je n'ai pas fait les essais.
On démarre avec les deux enroulements du secondaire. 5 mètres de fil de cuivre émaillé de 0,8 ou 1 mm feront l'affaire. Séparer ce fil en deux parties et relier ensemble deux extrémités en les soudant. Torsader légèrement les fils (une torsade tous les deux à cinq centimètres), puis bobiner 27 spires sur la totalité du tore (voir cliché 1). Faire tenir cet enroulement avec de petits rylsans.
L'enroulement primaire est réalisé avec le câble coaxial d'alimentation. Prendre une longueur de 5 mètres de RG58. A 1,2 mètres d'une des extrémités enlever proprement la gaine plastique sur une longueur de 1,5 cm (cliché 2). Appliquer la partie du câble dénudée sur le début de l'enroulement secondaire, et y souder ce début (cliché 3).
Bobiner ensuite ces 1,2 m, dans le même sens que l'enroulement secondaire, avec le plus de spires possible. Il est possible d'en placer au moins 13. Couper le restant, dénuder gaine plastique et gaine métallique, pour ne laisser subsister que le conducteur central. Souder celui-ci sur la gaine dénudée (cliché 4). Attention à ce que la gaine ne fasse pas de faut-contact à ce niveau. Elle doit rester "en l'air". Consolider le tout avec des rylsans (cliché 5).
Votre transformateur est terminé. D'un côté, il y a les deux fils du secondaire (2 sorties en phase). De l'autre, le câble coaxial d'alimentation. Placer le tout dans une boite étanche. Et il n'y a plus qu'à faire les essais avec différents types d'antennes.
Cette antenne est capable de couvrir, quel que soit le type de brin rayonnant, et quelle que soit sa longueur, toutes les bandes amateurs de 1,6 à 30 MHz, et même au-delà (non testé). Certaines bandes peuvent être utilisées sans, mais un coupleur d'antenne est fortement recommandé.
Et l'intérêt de cette antenne multibandes est que le coupleur est placé près de l'émetteur (idéal pour les coupleurs automatiques intégrés aux émetteurs).
Mais il va de soi que plus la (ou les) longueur (s) des brins rayonnants seront grandes, meilleur sera le rendement sur les bandes basses.

Un bon conseil, il faut essayer différentes configurations. Mais je vais vous faire part de mes propres essais. Tout d'abord un fil unique horizontal (Ant1 avec S1 et S2 court-circuités) de 23 m, tendu à à 8 m au-dessus du sol. L'analyseur d'antenne branché directement sur le câble coaxial, sans aucun coupleur d'antenne, indiquait un ROS inférieur à 1/2,5 sur 80m, 40m, 20m et 10m. Donc trafic possible sur ces bandes sans boite de couplage, malgré le ROS un peu élevé.

L'antenne 2 (cliché 7) est une variante de la première (Ant2 avec S1 et S2 court-circuités). 23 m de fil 1,5mm gainé, enroulés sur un tube PVC de 2,50 mètres de long et de 35mm de diamètre. Placée verticalement au-dessus du toit de ma maison, les constatations ont été les mêmes que l'antenne précédente, sauf pour la bande des 80m. Trafic possible sur 40m, 20m et 10m sans boite de couplage. Très bon rendement sur 20 et 10m. Moins bon sur 40m, l'antenne étant relativement courte (physiquement parlant). A réserver aux bandes supérieures.
Des essais ont été effectués avec une canne à pêche télescopique (verticale) de 7 mètres de long, et un fil 1,5mm gainé de 7,50 m de long, enroulé autour de la canne (cliché 8). Le rendement s'est amélioré sur 40 m, notament en DX. Bonne antenne pour les bandes supérieures, et pour le DX sur 40m.

L'antenne 3 (Ant3 avec S1 et S2 court-circuités) est une autre variante raccourcie, avec self au centre et chapeau capacitif. Non testée. Devrait, à longueur égale, être meilleure que l'antenne 2.

L'antenne 4 (Ant4) est une longueur de 23 mètres de "twin-leed" 300 ohms. les deux brins sont alimentés en phase et l'extrémité est ouverte. L'antenne 5 (Ant5) est identique sauf que les extrémités sont reliées. Résultats idem à l'antenne 1, avec peut-être un meilleur rendement. Comme je n'ai pas pu comparer en même temps l'antenne 1 aux antennes 4 et 5, c'est difficile à dire. En tous cas, de tous mes essais, c'est l'antenne qui semble fonctionner le mieux sur les bandes basses

L'antenne 6 (Ant6) n'a pas été essayée, mais elle se rapproche d'une antenne française bien connue du commerce. Deux brins de 7 mètres de long, légèrement espacés en "V", avec des selfs intermédiaires. A essayer. Devrait donner des résultats honorables.

Conclusion: Cette antenne est un bon compromis, sans plus. Il y a possibilité de travailler sur certaines bandes sans coupleur, mais ce dernier est fortement recommandé (en plus, près de l'émetteur ou intégré à celui-ci), car il permet de ramener le ROS à une valeur inférieure à 1/1,7, et ce sur la quasi totalité des bandes amateurs. Idéal pour un transceiver avec boite de couplage intégrée. D'une construction facile et pas chère, cette antenne peut faire l'affaire dans des endroits avec peu de place, en vacances, en portable, etc... Mais en aucun cas elle ne doit remplacer une antenne accordée, si la place existe !
En effet, les résultats sont légèrement inférieurs (en moyenne -6db) à ceux d'un dipôle monobande ou d'une verticale demi-onde, et également inférieurs (en moyenne -3db) par rapport aux mêmes antennes (Ant1 ... 6) avec boite de couplage à la base de l'antenne, en remplacement du transformateur d'impédance. Mais il faut comparer, bien sûr, les avantages et les inconvénients. Une boite de couplage placée directement à la base d'une antenne est difficilement manoeuvrable en permanence, à moins d'être automatique et étanche, mais là c'est plus cher ! Et par rapport aux antennes Isotron et autres boucles magnétiques, me demanderez-vous ? Eh bien, l'antenne G5IJ est supérieure dans tous les cas !

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Antennes inhabituelles:

Une autre antenne, réservée aux amateurs de cerf-volants ou de ballons est l'antenne onde entière verticale (figure 1). Cette antenne est très efficace en trafic DX sur la bande des 80 mètres, résultats garantis, même avec une inclinaison de 45°. Mais elle est réservée aux plus entreprenants. Il faut s'habituer aux cerf-volants, trouver de préférence du fil léger et résistant en aluminium, ainsi que des écarteurs isolants très légers (baguettes de fibre de verre, à défaut baguettes en peuplier de 5mm de diamètre dans les magasins de modélisme). L'alimentation se fait en 50 ohms, la résistance de rayonnement étant déterminée par l'écartement de 50cm du premier quart d'onde de transformation d'impédance. Le brin rayonnant quant à lui a une longueur de 85 mètres, ce qui fait une longueur totale de 105 mètres. L'essai n'a pas été effectué sur d'autres bandes. Le schéma montre l'antenne en position horizontale, ceci par commodité de la mise en page, mais ne la montez surtout pas à l' horizontale, même si vous avez la place nécessaire; cela ne donne pas de bons résultats.
Voici maintenant une antenne qui sort un peu du cadre "sérieux" de cet article (figure 2), mais vu les résultats obtenus, il fallait la présenter. Contrairement aux antennes précédentes, celle-ci est multi-bandes, facile à réaliser, et va certainement faire douter certains ! Mais elle fonctionne, au moins tout aussi bien qu'une antenne à "balun magnéto-miracle" (le terme "balun magnétique", utilisé dans les publicités, est impropre). Elle peut donner d'excellents résultats comme elle peut en décevoir certains. On ne peut pas la comparer à un dipôle, le gain sera toujours inférieur, mais elle permet d'établir des liaisons de secours sur n'importe quelle fréquence dans un spectre très large. La fréquence la plus basse à utiliser détermine les dimensions de l'antenne. La formule est 100 / f (f étant la fréquence la plus basse, en megahertz, où l'antenne peut donner des résultats acceptables). Le tableau n° 1 donne les dimensions suivant les bandes à couvrir. Le fonctionnement n'a rien de classique. La bande passante extrèmement large est due au fait que la résistance de rayonnement de l'antenne est déterminée en grande partie par la résistance de 200 ohms, et que les brins du dipôle ne sont pas résonnants. C'est donc une antenne apériodique. Pour adapter l'antenne au câble coaxial, on utilise un transformateur-symétriseur de rapport 1:4. Celui-ci peut être un balun du commerce, ou alors réalisé simplement en câble coaxial, comme expliqué sur la figure n° 3. J'ai eu personnellement des résultats variables suivant les bandes. J'ai pu effectuer des QSO, même en petite puissance (5 watts), mais les reports étaient toujours inférieurs à mes antennes quart ou demi-onde. Quelques fois les diférences étaient minimes, d'autres fois très importantes. La résistance de 200 ohms absorbe une partie de l'énergie envoyée par l'émetteur. Il faut donc la réaliser en fonction de la puissance utilisée. Vingt-quatre résistance de 4700 ohms / 2 watts branchées et soudées en parallèle (au plus court) feront très bien l'affaire pour un émetteur de 100 watts. Alors, expérimentez et faites connaître vos résultats.

Bandes couvertes (m) Longueur totale (m)
160 à 40 56
80 à 20 29
40 à 10 14,5
20 à 6 7,15
Tableau 1: longueur totale en mètres du dipôle apériodique, en fonction des gammes d'onde à couvrir.
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