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Les autres clichés un peu plus anciens se trouvent sur la page Clichés avec compact Canon A70.

Les clichés du Soleil pris au jour-le-jour, ainsi que les archives sont sur les pages réservées au Soleil.

Sur la page des téléchargements se trouvent un bon nombre de mes images sous forme de diaporamas-films et de fonds d'écrans.

L'ordre chronologique des évènements va du plus récent au plus ancien.


Comète Neowise C/2020-F3 avec différents traitements le 19 juillet 2020

Depuis 1997 nous n'avons pas vraiment eu l'occasion d'avoir une belle comète. Alors il faut en profiter. Malheureusement je ne peux pas trop me déplacer ces derniers jours pour trouver un endroit bien sombre, alors qu'à cela ne tienne je lui tirerai le portrait de chez moi.
Cela n'est pas évident car la belle se trouve au nord-nord-ouest et relativement basse. Contrairement à la partie sud de mon terrain qui est à l'abri des lumières parasites (c'est là que j'observe la plupart du temps), la partie nord donne sur la rue et ses lampadaires (qui ne sont pas éteints la nuit) qui sont dans le champ de la comète. Alors bonjour les lumières parasites sur l'objectif, et le pare-soleil ne sert strictement à rien !

Qu'a cela ne tienne, mise en place du matériel, mini-monture équatoriale "Star Adventurer" sur trépied "Orion Paragon". Avec 85 poses de 30s à 1600 iso et à 200mm de focale avec un FD de 6,4, cela devrait suffire pour effectuer un traitement correct, surtout à réduire le bruit ainsi que la couleur rougeâtre présente sur les images brutes (couleur due à la pollution lumineuse des lampadaires de ma rue).

La première image est le résultat d'une régistration sur les étoiles (on aperçoit même une petite galaxie vers la droite en bas Ngc2841), la deuxième est registrée sur le noyau de la comète. On voit bien le déplacement de la comète par rapport aux étoiles pendant le temps des prises de vue entre 23h36 et 00h31:

J'ai retraité les images en utilisant la fonction "Sigma clipping" de DeepSkyStacker. Ceci a pour but de supprimer (tant bien que mal) les étoiles autour de la comète (on voit encore quelques traces rectilignes, ces traits étant dus au déplacement de la comète sur le fond de ciel pendant la durée des prises de vues).
On peut donc mieux détailler la tête de la comète. On aperçoit bien la chevelure vert turquoise, cette couleur étant due à la fluorescence des substances de son atmosphère (le cyanogène et le carbone diatomique) sous l'effet du rayonnement UV du Soleil.
La queue qui est le mieux perçue est celle de couleur gris-argent, composée essentiellement de poussières arrachées à la comète et réfléchissant la lumière solaire.
La queue rectiligne bleutée est la queue ionique composée de molécules de gaz chargées électriquement et d'ions.
Il semblerait que la queue de molécules de sodium soit légèrement visible, mais le manque de contraste dû à la pollution lumineuse de ma rue ne me permet pas de l'affirmer. Cette queue a une légère teinte rougeâtre...
Les niveaux n'ont pas été poussés pour ne pas surexposer le noyau:


Comète Neowise C/2020-F3 avec les jets le 12 juillet 2020

Ce matin réveil à 3h00 pour mise en place du matériel, mini-monture équatoriale "Star Adventurer" sur trépied "Orion Paragon", caméra planétaire Asi224mc et objectifs "Fujinon" 55mm et 135mm. Filtre UvIr-cut. Tout cela sur mon terrain côté nord.
La comète était facilement visible à l'oeil nu. Aux jumelles 10x50 quel spectacle, la queue traversait tout le champ ! Il faut dire que l'atmosphère était exceptionnellement pure, un petit vent modéré et sec en était responsable.
Il faisait encore bien nuit quand j'ai pris les les premiers clichés avec le 55mm ouvert à F4. Deux cent clichés de 3s, gain 254:

Puis un essai avec le télobjectif 135mm ouvert à F8 (meilleure définition) pour essayer de mieux sortir la tête de la comète avec ses jets. L'image a subie un traitement spécial sous Reg6 pour faire ressortir les deux jets et la partie sombre entre les deux. 350 clichés de 2s, gain 192:

Les deux premiers clichés ont été pré-traités sous DSS, le dernier sous AutoStackert3 et Reg6. Retrait de gradient sous Fitswork4 et cosmétique sous Gimp. La régistation a été faite sur le noyau de la comète.


Comète Neowise C/2020-F3 les 7 et 8 juillet 2020

Je surveille l'évolution de cette comète depuis quelques temps. Après deux comètes désintégrées à leur approche du Soleil ce printemps, cette troisième était censée suivre le même sort. Mais non elle a résisté jusqu'à présent au passage du périphélie et devient visible dans l'hémisphère nord.
Elle remonte de plus en plus au fil des jours mais ne sera pas très haute dans le ciel. Pour l'instant elle est visible le matin uniquement avant le lever du Soleil, en-dessous de l'étoile Capella. Dans quelques jours elle sera également visible le soir après le coucher du Soleil, mais là aussi pas très haute dans le ciel, avant de décliner lorsqu'elle s'éloignera de nous.
Après un lever très matinal j'ai pu d'abord l'observer aux jumelle 10x50. Elle était splendide avec une queue déjà bien étendue, ainsi que deux jets de chaque côté de la queue.
Vite fait le trépied photo en place (à la fenêtre donnant au nord) avec le Canon Eos500D et l'objectif zoom Tamron 18-250mm (réglé à 218mm). Pose de 1s à F6,4 et Iso 800 à 04h36 locales et voilà le résultat... je m'y suis malheureusement pris un peu tard pour faire les photos, le ciel étant déjà devenu trop lumineux:

Après m'être déjà levé la veille de bonne heure, mais un peu trop tard car la lumière du jour naissant était déjà relativement gênante, j'ai remis cela ce matin du 8 juillet mais un peu plus tôt. Toujours le même équipement minimaliste, l'Eos500D sur trépied photo avec le zoom Tamron 18-250mm, devant la fenêtre ouverte (ben quoi j'allais pas sortir en pyjama ?? ).
Mais alors quel spectacle ! L'horizon était illuminé du nord au nord-est par de magnifiques nuages noctulescents. On voit bien le lever de Vénus à l'est-nord-est, l'étoile Capella haute au-dessus du nord-est, mais où est donc la comète ? Elle est à coup sûr noyée dans les noctiluques. Une image grand champ montre bien le spectacle mais pas la comète, et pour montrer l'intensité lumineuse du phénomène je n'ai absolument pas retouché mes photos. Elles sont brutes sorties de l'appareil photo, juste recadrées et réduites en dimensions:

Avec les jumelles 10x50 j'ai pu facilement localiser la vagabonde, cachée par des noctiluques très intenses en densité et en luminosité. Le zoom s'imposait alors pour sortir la belle (focale réglée à 250mm):


M101 Pinwheel galaxy le 27 mai 2020

Autre cible intéressante, la galaxie du Moulinet M101, très haute dans le ciel.
Malheureusement le ciel n'était pas très transparent, de fins cirrus étant rapidement apparus, et vers 2h du matin je ne voyais pas la Voie Lactée alors que d'habitude elle est bien présente ici. Ce qui a eu comme conséquence de diminuer le contraste des images.
Comme pour M64, 635 poses de 10s (aucune pose de supprimée, il n'y avait pas de vent) mais avec un gain supérieur (350), ainsi que darks et offsets. Le cliché manque un peu de contraste dû au ciel laiteux, et il a fallu pousser un peu les curseurs.
J'ai utilisé le filtre anti-IR et UV sur la caméra Asi224 couleur non refroidie, la température du capteur était à +21°C:


M64 Black Eye galaxy le 17mai 2020

Vu le ciel parfaitement dégagé je ne pouvais résister plus longtemps pour enfin imager une cible programmée depuis un bout de temps: M64, la galaxie de l'Oeil Noir, dans la Chevelure de Bérénice.

Mise en station de la monture Az-EQ5 aux petits oignons, bien qu'il va falloir bientôt monter un renvoi coudé pour le viseur polaire :)
Initialisation du GoTo sur 3 étoiles, Arcturus-Vega-Regulus. Et envoi du télescope Newton 150/750 sur M64 après une synchronisation des encodeurs sur Arcturus. La galaxie se trouvait au centre de l'oculaire ! Puis remplacement de l'oculaire par la caméra, et là aussi M64 dans le champ pourtant très restreint. Et pour terminer, mise au point sur l'étoile proche de la cible.

Pendant les deux heures de pose le suivi fut parfait, preuve d'une excellente mise en station. Le seul problème reste l'erreur périodique, qui est assez importante (il va falloir que je règle la vis sans fin en AD), et sur un champ photographié aussi petit cela se remarque bien.

Voici mon cliché de M64: 611 poses de 10 secondes retenues sur 718 car j'ai du retirer 106 poses à cause du vent du nord-est assez présent, et une pose avec une belle traînée de satellite (le ciel n'est pas encore si encombré que cela !).

J'ai utilisé le filtre anti-IR et UV sur la caméra Asi224 couleur non refroidie, la température du capteur était à +20°C:


Etoiles doubles serrées avec le Maksutov, le 14 avril 2020

Cela faisait longtemps que je n'avais pas sorti le Maksutov de 180mm de diamètre et de 2700mm de focale. A défaut de planètes visibles, sauf Vénus, mais elle était déjà trop basse et fortement turbulée, je décidais de faire quelques étoiles doubles serrées. J'ai commencé avec Castor dans les Gémeaux; l'écartement entre les deux composantes est actuellement de 5,2", leur éclat de magnitude 2,0 et 2,8. Une très forte turbulence a un peu gâché les prises de films. Mais bon, le résultat n'est pas si mauvais. On voit bien le premier anneau de diffraction, une preuve que l'optique est bonne:

La turbulence persistant à gâcher mes films, je me suis décidé à faire de l'observation visuelle sur quelques étoile doubles. A force de faire de l'imagerie astro ces dernières années, j'avais un peu oublié le visuel. Et quel plaisir de m'y remettre ! Lors de l'observation de quelques couples stellaires j'ai remarqué que la turbulence devenait de plus en plus faible. Alors j'ai décidé d'imager un couple qui me tient à coeur, surtout par sa différence de couleurs, Epsilon du Bouvier. L'écartement entre les deux composantes est actuellement de 2,8", leur éclat de magnitude 2,6 et 4,8. La séparation de 2,8" est très nette et je pense que dans les prochains jours je vais tenter d'imager des étoiles doubles encore plus serrées:

L'anneau de diffaction sur cette dernière image montre un "trefoil", défaut dû certainement à une légère contrainte sur le ménisque du Maksutov. Ce défaut ne se voyait pas trop sur la première image car la turbulence était bien plus forte et elle empâtait les images.
Il ne faut pas comparer la luminosité des étoiles entre les deux images, les temps de pose unitaires et le gain de la caméra n'étant pas les mêmes.


Lune du 4 avril 2020 à main levée avec le compact Sony WX500

Après une absence de plusieurs mois sur le terrain photo astro, pour différentes raisons, je m’y suis remis tout doucement, en commençant par le matériel minimaliste c’est-à-dire la photo astro à main levée. Et fidèle à mes objectifs de faire sortir le meilleur de chaque matériel, j’ai poussé mon appareil photo compact Sony WX500 dans ses derniers retranchements.
Jusqu’à présent je n’avais fait que quelques poses unitaires de la Lune, qui étaient déjà remarquables à main levée. Mais pourquoi ne pas prendre toute une série de clichés et ensuite les additionner dans Autostakkert, et enfin les traiter avec Registax, comme je l’ai toujours fait en imagerie planétaire ? Le WX500 permettant de prendre les clichés en rafale, jusqu’à dix par séquence, et il est très rapide dans ce domaine.
Et me voilà hier soir, 4 avril vers 23h00, allongé dans la chaise-longue sur la terrasse, pointant à mains tendues la Lune, et déclenchant 5 rafales de 10 clichés chacune. Le zoom optique était réglé à 30x, et grâce au stabilisateur optique intégré tous les 50 clichés étaient réussis.
Je suis le premier étonné du résultat obtenu avec un si petit appareil, qui se glisse facilement dans la plus petite des poches quand le zoom x30 est complètement replié. La qualité du cliché final est aussi à mettre au crédit de l’excellent objectif-zoom « vario-sonnar T* » signé « Zeiss » (fabriqué sous license Zeiss).
L’appareil était réglé sur « manuel », 80iso, 1/250ème de seconde, la mise au point par « autofocus » est très précise sur la Lune. L’image finale est un crop réduit à 66,7% (traitement final sous Gimp 2.10.18).
PS: il est à noter que le WX500 ne restitue que des images en format compressé « jpg ». Tout le traitement a donc été effectué en « jpg », ce qui n’est pas l’idéal…