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Clichés jusqu'à 2013 inclus

Les autres clichés un peu plus anciens se trouvent sur la page Clichés avec compact Canon A70.

Les clichés du Soleil pris au jour-le-jour, ainsi que les archives sont sur les pages réservées au Soleil.

Sur la page des téléchargements se trouvent un bon nombre de mes images sous forme de diaporamas-films et de fonds d'écrans.

L'ordre chronologique des évènements va du plus récent au plus ancien.


Mars au télescope Maksutov 180/2700 le 17 novembre 2020

Superbe soirée étoilée ce 17 novembre, mais bien froide et surtout bien humide, la buée ruisselait sur le tube du télescope ! Et comme toujours lorsqu'il y a de la turbulence un film sort du lot, et c'est celui-là qui a été traité.

Les conditions de prises de vues ont été strictement les mêmes que le 19 octobre. Mars apparaît plus petit et montre déjà une belle phase gibbeuse, ceci étant dû au plus grand éloignement de Mars et de sa position par rapport à la Terre et au Soleil.

Les taches blanches en bas à droite sur la surface du globe sont dues à une tempête de poussières. Celle-ci devrait durer quelques jours.

Prétraitement de 2900 images sur 5000 avec Autostakkert3, traitement avec Registax6 et Astrosurface, finition sous Gimp:


Mars au télescope Maksutov 180/2700 le 19 octobre 2020

Il ne fallait absolument pas manquer cette opposition de Mars, et un peu d'aide m'a permis la mise en place de mon matériel (monture AzEq5, télescope Maksutov 180 Skywatcher de 2700mm de focale, barlow Televue 2x et correcteur de dispersion atmosphérique Zwo, ce qui avec le tirage supplémentaire du correcteur a donné une focale de plus de 6 mètres, caméra Asi224mc avec filtre anti Uv et Ir). C'était donc reparti pour faire quelques vidéos sur Mars.Les acquisitions ont été faites avec SharpCap.
Sur une dizaine de séquences une seule a été légèrement moins perturbée par la turbulence. Le pré-traitement (sélection de 3013 images sur 5000 et empilement) et post-traitement sous Astrosurface. La cosmétique finale sous Gimp. Voici donc la meilleure image, toute en douceur:

Remarquant que les brumes sur le limbe ouest (à droite) n'étaient pas très visibles j'en ai cherché la cause. Il s'avère que la caméra Asi224mc est bien moins sensible dans le bleu que dans les autres couleurs, la sensibilité maximum se situant dans le rouge.
Un autre problème est que les télescopes types Schmitt-Cassegrain et Maksutov, de part leur lame de verre réfractante, sont moins sensibles au bleu et la résolution est aussi moins bonne car ces lames sont avant tout corrigées pour le vert et le rouge. J'ai décomposé l'image brute de sortie d'empilement en trois images rouge-vert-bleu, et on remarque bien, conformément au graphique ci-dessus, que le bleu est moins lumineux et que le rouge est non seulement le plus lumineux mais aussi le plus résolu:

La solution, pour faire mieux ressortir le bleu des brumes sans altérer les couleurs du reste de Mars qui est bien rouge-orangé, serait de prendre une caméra plus sensible dans le bleu avec un télescope Newton qui n'a que des miroirs réfléchissants, donc la même sensibilité dans les trois couleurs. Mais qui veut bien changer de matériel uniquement pour les brumes de Mars ?


Etoile double Albireo et nébuleuse M27 au téléobjectif 135mm, et M27 au newton 150/750 en septembre 2020

La météo ayant été clémente ces derniers temps j'en ai profité pour m'accorder quelques soirées d'observation depuis ma terrasse.
Oh pas grand chose de spectaculaire, la plupart du temps observation aux jumelles et clichés avec un téléobjectif 135mm placé devant la caméra Asi224mc sur mini-monture StarAdventurer sur trépied photo Paragon:
Tout d'abord l'étoile double colorée Albireo dans la constellation du Cygne. Addition de 600 images de 2s à gain 250. La partie centrale a un gain diminué notablement en post-traitement pour bien séparer les deux composantes orange et bleu:

J'ai également profité d'avoir la nouvelle version de la caméra Asi224mc pour faire des tests d'électroluminescence à longue pose et fort gain. La cible choisie est la nébuleuse planétaire M27 (nébuleuse de l'Haltère) dans le Cygne. Alors qu'au mois d'août j'avais encore de l'électroluminescence avec un capteur à plus de 32°C et des poses de 10s à gain 250, cette fois-ci avec une température capteur de 20°C et un temps de pose unitaire de 32s et un gain augmenté à 300 l'électroluminescence était presqu'inexistante ce qui m'a permis de ne pas "croper" l'image finale. Addition de 70 images de 32s à gain 250:

Bien sûr cette image prise avec un téléobjectf de 135mm ouvert à F5,6 n'a rien à voir avec l'image de M27 prise avec le télescope newton 150/750. J'en ai d'ailleurs profité pour refaire M27 avec le newton et la nouvelle version de la Asi224mc. Et là, pas d'électroluminescence à 21°C capteur. Ce qui a permis de présenter l'image sans "croper". Addition de 250 images de 20s à gain 280:

Conclusion: il serait intéressant de placer un module Pelletier sur l'arrière de la caméra pour refroidir un peu le boîtier et supprimer l'électroluminescence lors des chaudes nuits d'été.

Et un agrandissement du centre de l'image ci-dessus pour bien montrer les détails:


Amas ouvert M11 au téléobjectf 135mm et l'astérisme Cr399 à l'objectif 55mm en août 2020

Ces derniers jours la température était très agréable la nuit à l'extérieur et le ciel bien étoilé. J'en ai donc profité pour observer et faire quelques essais avec mes vieux objectifs photo au pas vissant M42, montés sur la caméra Zwo Asi224mc. Pour cet ensemble ultra léger j'utilise également la monture équatoriale de voyage "Star Adventurer" sur un trépied photo "Paragon". Le matériel lourd étant pour l'instant au repos forcé.
Tout d'abord M11 appelé "amas du Canard Sauvage" (personnellement je n'en vois pas la ressemblance). C'est un amas ouvert et c'est l’amas ouvert le plus riche de tout le catalogue Messier, avec presque 3 000 étoiles ! Cet amas est très dense, la distance moyenne entre ses étoiles est de seulement une année-lumière. La population d'étoiles de l'amas, qui contient quelques géantes jaunes très lumineuses, indique un âge de 220 millions d'années. L'étoile la plus brillante de l'amas a une magnitude de 8,5. L'amas se trouve dans la constellation de "l'Ecu de Sobieski" sur fond de "Voie Lactée". Ce cliché est le résultat du compositage de 360 poses de 10s à gain de 250, objectif 135mm ouvert à F5.6 avec filtre UvIr-cut, et des traitements habituels par "DSS" et "Gimp":

Le soir suivant ce fût au tour du plus bel astérisme facilement visible aux jumelles. Situé en bordure sud-ouest de la constellation du "Petit Renard", Collinder 399 est plus connu sous le nom de l’amas du "Porte-Manteau" ou du "Cintre" en raison de la disposition particulière de ses étoiles les plus lumineuses.
L’astérisme est formé de dix étoiles. Six d’entre elles forment un alignement presque parfait figurant la "barre du cintre", quatre autres dessinent le "crochet". Ce "faux amas" ne constitue qu’un simple alignement fortuit d’étoiles dont la distance varie de 220 à 800 années-lumière. Son observation à l’aide d’une bonne paire de jumelles constitue un exercice de choix pour l’observateur néophyte.
Pour l'imager il a fallu augmenter le champ en utilisant l'objectif de 55mm ouvert à F4 avec filtre UvIr-cut. Compositage de 560 poses de 10s à gain 250. Traitements "DSS" et "Gimp":

Les images sont légèrement "croppées" à cause de l'électroluminescence (teinte bleutée encore un peu visible sur les bords). La température relativement élevée du capteur de la caméra lors des ces nuits passées (32 à 34°C) en est en partie responsable.


Comète Neowise C/2020-F3 avec différents traitements le 19 juillet 2020

Depuis 1997 nous n'avons pas vraiment eu l'occasion d'avoir une belle comète. Alors il faut en profiter. Malheureusement je ne peux pas trop me déplacer ces derniers jours pour trouver un endroit bien sombre, alors qu'à cela ne tienne je lui tirerai le portrait de chez moi.
Cela n'est pas évident car la belle se trouve au nord-nord-ouest et relativement basse. Contrairement à la partie sud de mon terrain qui est à l'abri des lumières parasites (c'est là que j'observe la plupart du temps), la partie nord donne sur la rue et ses lampadaires (qui ne sont pas éteints la nuit) qui sont dans le champ de la comète. Alors bonjour les lumières parasites sur l'objectif, et le pare-soleil ne sert strictement à rien !

Qu'a cela ne tienne, mise en place du matériel, mini-monture équatoriale "Star Adventurer" sur trépied "Orion Paragon". Avec 85 poses de 30s à 1600 iso et à 200mm de focale avec un FD de 6,4, cela devrait suffire pour effectuer un traitement correct, surtout à réduire le bruit ainsi que la couleur rougeâtre présente sur les images brutes (couleur due à la pollution lumineuse des lampadaires de ma rue).

La première image est le résultat d'une régistration sur les étoiles (on aperçoit même une petite galaxie vers la droite en bas Ngc2841), la deuxième est registrée sur le noyau de la comète. On voit bien le déplacement de la comète par rapport aux étoiles pendant le temps des prises de vue entre 23h36 et 00h31:

J'ai retraité les images en utilisant la fonction "Sigma clipping" de DeepSkyStacker. Ceci a pour but de supprimer (tant bien que mal) les étoiles autour de la comète (on voit encore quelques traces rectilignes, ces traits étant dus au déplacement de la comète sur le fond de ciel pendant la durée des prises de vues).
On peut donc mieux détailler la tête de la comète. On aperçoit bien la chevelure vert turquoise, cette couleur étant due à la fluorescence des substances de son atmosphère (le cyanogène et le carbone diatomique) sous l'effet du rayonnement UV du Soleil.
La queue qui est le mieux perçue est celle de couleur gris-argent, composée essentiellement de poussières arrachées à la comète et réfléchissant la lumière solaire.
La queue rectiligne bleutée est la queue ionique composée de molécules de gaz chargées électriquement et d'ions.
Il semblerait que la queue de molécules de sodium soit légèrement visible, mais le manque de contraste dû à la pollution lumineuse de ma rue ne me permet pas de l'affirmer. Cette queue a une légère teinte rougeâtre...
Les niveaux n'ont pas été poussés pour ne pas surexposer le noyau:


Comète Neowise C/2020-F3 avec les jets le 12 juillet 2020

Ce matin réveil à 3h00 pour mise en place du matériel, mini-monture équatoriale "Star Adventurer" sur trépied "Orion Paragon", caméra planétaire Asi224mc et objectifs "Fujinon" 55mm et 135mm. Filtre UvIr-cut. Tout cela sur mon terrain côté nord.
La comète était facilement visible à l'oeil nu. Aux jumelles 10x50 quel spectacle, la queue traversait tout le champ ! Il faut dire que l'atmosphère était exceptionnellement pure, un petit vent modéré et sec en était responsable.
Il faisait encore bien nuit quand j'ai pris les les premiers clichés avec le 55mm ouvert à F4. Deux cent clichés de 3s, gain 254:

Puis un essai avec le télobjectif 135mm ouvert à F8 (meilleure définition) pour essayer de mieux sortir la tête de la comète avec ses jets. L'image a subie un traitement spécial sous Reg6 pour faire ressortir les deux jets et la partie sombre entre les deux. 350 clichés de 2s, gain 192:

Les deux premiers clichés ont été pré-traités sous DSS, le dernier sous AutoStackert3 et Reg6. Retrait de gradient sous Fitswork4 et cosmétique sous Gimp. La régistation a été faite sur le noyau de la comète.


Comète Neowise C/2020-F3 les 7 et 8 juillet 2020

Je surveille l'évolution de cette comète depuis quelques temps. Après deux comètes désintégrées à leur approche du Soleil ce printemps, cette troisième était censée suivre le même sort. Mais non elle a résisté jusqu'à présent au passage du périphélie et devient visible dans l'hémisphère nord.
Elle remonte de plus en plus au fil des jours mais ne sera pas très haute dans le ciel. Pour l'instant elle est visible le matin uniquement avant le lever du Soleil, en-dessous de l'étoile Capella. Dans quelques jours elle sera également visible le soir après le coucher du Soleil, mais là aussi pas très haute dans le ciel, avant de décliner lorsqu'elle s'éloignera de nous.
Après un lever très matinal j'ai pu d'abord l'observer aux jumelle 10x50. Elle était splendide avec une queue déjà bien étendue, ainsi que deux jets de chaque côté de la queue.
Vite fait le trépied photo en place (à la fenêtre donnant au nord) avec le Canon Eos500D et l'objectif zoom Tamron 18-250mm (réglé à 218mm). Pose de 1s à F6,4 et Iso 800 à 04h36 locales et voilà le résultat... je m'y suis malheureusement pris un peu tard pour faire les photos, le ciel étant déjà devenu trop lumineux:

Après m'être déjà levé la veille de bonne heure, mais un peu trop tard car la lumière du jour naissant était déjà relativement gênante, j'ai remis cela ce matin du 8 juillet mais un peu plus tôt. Toujours le même équipement minimaliste, l'Eos500D sur trépied photo avec le zoom Tamron 18-250mm, devant la fenêtre ouverte (ben quoi j'allais pas sortir en pyjama ?? ).
Mais alors quel spectacle ! L'horizon était illuminé du nord au nord-est par de magnifiques nuages noctulescents. On voit bien le lever de Vénus à l'est-nord-est, l'étoile Capella haute au-dessus du nord-est, mais où est donc la comète ? Elle est à coup sûr noyée dans les noctiluques. Une image grand champ montre bien le spectacle mais pas la comète, et pour montrer l'intensité lumineuse du phénomène je n'ai absolument pas retouché mes photos. Elles sont brutes sorties de l'appareil photo, juste recadrées et réduites en dimensions:

Avec les jumelles 10x50 j'ai pu facilement localiser la vagabonde, cachée par des noctiluques très intenses en densité et en luminosité. Le zoom s'imposait alors pour sortir la belle (focale réglée à 250mm):


M101 Pinwheel galaxy le 27 mai 2020

Autre cible intéressante, la galaxie du Moulinet M101, très haute dans le ciel.
Malheureusement le ciel n'était pas très transparent, de fins cirrus étant rapidement apparus, et vers 2h du matin je ne voyais pas la Voie Lactée alors que d'habitude elle est bien présente ici. Ce qui a eu comme conséquence de diminuer le contraste des images.
Comme pour M64, 635 poses de 10s (aucune pose de supprimée, il n'y avait pas de vent) mais avec un gain supérieur (350), ainsi que darks et offsets. Le cliché manque un peu de contraste dû au ciel laiteux, et il a fallu pousser un peu les curseurs.
J'ai utilisé le filtre anti-IR et UV sur la caméra Asi224 couleur non refroidie, la température du capteur était à +21°C:


M64 Black Eye galaxy le 17mai 2020

Vu le ciel parfaitement dégagé je ne pouvais résister plus longtemps pour enfin imager une cible programmée depuis un bout de temps: M64, la galaxie de l'Oeil Noir, dans la Chevelure de Bérénice.

Mise en station de la monture Az-EQ5 aux petits oignons, bien qu'il va falloir bientôt monter un renvoi coudé pour le viseur polaire :)
Initialisation du GoTo sur 3 étoiles, Arcturus-Vega-Regulus. Et envoi du télescope Newton 150/750 sur M64 après une synchronisation des encodeurs sur Arcturus. La galaxie se trouvait au centre de l'oculaire ! Puis remplacement de l'oculaire par la caméra, et là aussi M64 dans le champ pourtant très restreint. Et pour terminer, mise au point sur l'étoile proche de la cible.

Pendant les deux heures de pose le suivi fut parfait, preuve d'une excellente mise en station. Le seul problème reste l'erreur périodique, qui est assez importante (il va falloir que je règle la vis sans fin en AD), et sur un champ photographié aussi petit cela se remarque bien.

Voici mon cliché de M64: 611 poses de 10 secondes retenues sur 718 car j'ai du retirer 106 poses à cause du vent du nord-est assez présent, et une pose avec une belle traînée de satellite (le ciel n'est pas encore si encombré que cela !).

J'ai utilisé le filtre anti-IR et UV sur la caméra Asi224 couleur non refroidie, la température du capteur était à +20°C:


Etoiles doubles serrées avec le Maksutov, le 14 avril 2020

Cela faisait longtemps que je n'avais pas sorti le Maksutov de 180mm de diamètre et de 2700mm de focale. A défaut de planètes visibles, sauf Vénus, mais elle était déjà trop basse et fortement turbulée, je décidais de faire quelques étoiles doubles serrées. J'ai commencé avec Castor dans les Gémeaux; l'écartement entre les deux composantes est actuellement de 5,2", leur éclat de magnitude 2,0 et 2,8. Une très forte turbulence a un peu gâché les prises de films. Mais bon, le résultat n'est pas si mauvais. On voit bien le premier anneau de diffraction, une preuve que l'optique est bonne:

La turbulence persistant à gâcher mes films, je me suis décidé à faire de l'observation visuelle sur quelques étoile doubles. A force de faire de l'imagerie astro ces dernières années, j'avais un peu oublié le visuel. Et quel plaisir de m'y remettre ! Lors de l'observation de quelques couples stellaires j'ai remarqué que la turbulence devenait de plus en plus faible. Alors j'ai décidé d'imager un couple qui me tient à coeur, surtout par sa différence de couleurs, Epsilon du Bouvier. L'écartement entre les deux composantes est actuellement de 2,8", leur éclat de magnitude 2,6 et 4,8. La séparation de 2,8" est très nette et je pense que dans les prochains jours je vais tenter d'imager des étoiles doubles encore plus serrées:

L'anneau de diffaction sur cette dernière image montre un "trefoil", défaut dû certainement à une légère contrainte sur le ménisque du Maksutov. Ce défaut ne se voyait pas trop sur la première image car la turbulence était bien plus forte et elle empâtait les images.
Il ne faut pas comparer la luminosité des étoiles entre les deux images, les temps de pose unitaires et le gain de la caméra n'étant pas les mêmes.


Lune du 4 avril 2020 sans télescope ni lunette astronomique, simplement à main levée avec le compact Sony WX500

Après une absence de plusieurs mois sur le terrain photo astro, pour différentes raisons, je m’y suis remis tout doucement, en commençant par le matériel minimaliste c’est-à-dire la photo astro à main levée. Et fidèle à mes objectifs de faire sortir le meilleur de chaque matériel, j’ai poussé mon appareil photo compact Sony WX500 dans ses derniers retranchements.
Jusqu’à présent je n’avais fait que quelques poses unitaires de la Lune, qui étaient déjà remarquables à main levée. Mais pourquoi ne pas prendre toute une série de clichés et ensuite les additionner dans Autostakkert, et enfin les traiter avec Registax, comme je l’ai toujours fait en imagerie planétaire ? Le WX500 permettant de prendre les clichés en rafale, jusqu’à dix par séquence, et il est très rapide dans ce domaine.
Et me voilà hier soir, 4 avril vers 23h00, allongé dans la chaise-longue sur la terrasse, pointant à mains tendues la Lune, et déclenchant 5 rafales de 10 clichés chacune. Le zoom optique était réglé à 30x, et grâce au stabilisateur optique intégré tous les 50 clichés étaient réussis.
Je suis le premier étonné du résultat obtenu avec un si petit appareil, qui se glisse facilement dans la plus petite des poches quand le zoom x30 est complètement replié. La qualité du cliché final est aussi à mettre au crédit de l’excellent objectif-zoom « vario-sonnar T* » signé « Zeiss » (fabriqué sous license Zeiss).
L’appareil était réglé sur « manuel », 80iso, 1/250ème de seconde, la mise au point par « autofocus » est très précise sur la Lune. L’image finale est un crop réduit à 66,7% (traitement final sous Gimp 2.10.18).
PS: il est à noter que le WX500 ne restitue que des images en format compressé « jpg ». Tout le traitement a donc été effectué en « jpg », ce qui n’est pas l’idéal…