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Les autres clichés un peu plus anciens se trouvent sur la page Clichés avec compact Canon A70.

Les clichés du Soleil pris au jour-le-jour, ainsi que les archives sont sur les pages réservées au Soleil.

Sur la page des téléchargements se trouvent un bon nombre de mes images sous forme de diaporamas-films et de fonds d'écrans.

L'ordre chronologique des évènements va du plus récent au plus ancien.


Test sensibilité caméra planétaire non refroidie sur M81 (galaxie de Bode) le 29 mars 2019

Cela fait un certain temps que je pratique l'imagerie du ciel profond en poses très courtes avec une caméra planétaire couleur non refroidie, l' Asi224mc. Cette façon de faire a pas mal d'avantages, mais aussi des inconvénients (je ne parle pas d'imagerie planétaire car là il n'y a pas d'inconvénients).
Comme avantage il y a le bruit de lecture très bas de ces nouveaux capteurs, ce qui permet des poses extrêmement courtes. Le peu de signal présent lors d'une pose courte ne sera pas couvert par le bruit de lecture.
Quand les poses sont très courtes on arrive à minimiser les effets de la turbulence atmosphérique. Les images résultantes sont à la limite de résolution du télescope employé, les étoiles sont plus fines et les détails de structures sont mieux résolus.
A température ambiante il y a très peu de pixels chauds. Par exemple, à 32°C sur le capteur (il y a une sonde de température à l'intérieur et les degrés sont visualisés par le logiciel de capture), une pose de 2mn à gain moyen ne génère qu'une demi-douzaine de pixels chauds.
Ces caméras sont petites et très légères, ce qui n'est pas un gros surpoids qui pourrait introduire du "tilt" (inclinaison) sur l'axe optique (l'asi224mc ne pèse que 120 grammes).
L'inconvénient majeur est l'électroluminescence sur un côté de l'image. Ce phénomène est dû à l'échauffement de certains composants électroniques placés trop près du capteur. Plus le gain réglé à l'acquisition est élevé plus il y a d'électroluminescence, c'est très difficile à éliminer aux différents traitements. La solution radicale serait d'acquérir une des nouvelles caméras refroidies, mais ce n'est plus le même budjet. Le fabricant a en partie résolu le problème sur les nouvelles asi224mc non refroidies (version 1.3) en modifiant l'implantation des composants sur la carte électronique; mais malheureusement j'ai encore l'ancienne caméra (version 1.2).
Ce qui peut également poser problème, c'est qu'en faisant des poses aussi courtes, et pour avoir un temps de pose total de une à deux heures il faut additionner plusieurs centaines et même plusieurs milliers d'images (tri des images, place sur le disque, temps de traitement, etc...).
Le dernier inconvénient, et c'est celui que j'essaie de quantifier en prenant cette image de M81, est la limite de sensibilité qu'on ne peut dépasser. En dessous d'une certaine magnitude, relative en fonction du diamètre du télescope, un photosite ne captera plus aucun photon avec des poses très courtes. Même en additionnant des milliers de poses il n'y aura aucun signal (0+0+0+n0=0).
Il faudra soit faire des poses unitaires plus longues (mais on perdra en résolution à cause de la turbulance atmosphérique), soit augmenter le diamètre du télescope.

Cette image a été prise au foyer du T150/750 avec 1783 poses de 4,1s, ce qui fait environ 2h de pose totale. Gain à 276. On remarque que le centre de la galaxie, relativement brillant, est très bien résolu en détails de structures. Les étoiles aux alentours, malgré qu'elles soient bien brillantes, sont très fines, l'étoile double HIP48635 en haut à droite est très bien résolue (séparation 8").
Mais les extensions faibles sont absentes, ce qui confirme qu'il y a une limite définie par le temps de pose unitaire très court ainsi que par le petit diamètre du télescope. On remarque aussi sur la droite de l'image un résidu d'électroluminescence.
En conclusion, ces caméras planétaires non refroidies sont ce qu'il y a de meilleur en imagerie planétaire mais en ciel profond et pour de petits télescopes elles sont réservées à des objets relativement lumineux. Avec un T150/750 les meilleures images prises sont celles de nébuleuses planétaires et de galaxies brillanres qui ont une luminosité de surface assez importante (le mieux est de ne pas descendre en-dessous de 13 mag. par minute d'arc²).Voir par exemples quelques-unes de mes images ici.
Pour mieux faire resortir les objets faibles (j'ai atteint la magnitude 20 sur certaines étoiles) j'ai parfois augmenté les temps de poses unitaires, allant jusqu'à 20s. Mais comme ces objets sont relativement petits j'ai pu "cropper" l'image finale afin de faire disparaître les traces d'électroluminescence.
Alors ne vous attendez pas ici à une image de M81 très esthétique, comme il en existe des milliers sur la Toile, mais plutôt à un essai pour voir les limites en luminosité surfacique, ainsi que pour voir si la résolution de l'image est conforme à la résolution du télescope utilisé. L'image ci-dessous est un léger crop de l'image plein champ:


Nouvelle plongée dans le coeur de la nébuleuse d'Orion (M42) avec la caméra planétaire Asi224mc, le 27 février 2019

La dernière fois que j’avais imagé M42 avec le T150/750 et la caméra planétaire Asi224mc, c’était en 2016, et comme c’était le premier essai en ciel profond avec cette caméra fraîchement déballée, le temps total d’exposition ne fût que de 13mn avec des poses unitaires de 4s. Trop peu de poses unitaires pour avoir une image douce avec les extensions gazeuses. Je décidais donc de refaire des captures avec des poses unitaires plus courtes (2s) pour avoir un trapèze reconnaissable, et un temps de pose total le plus long possible.
Après une mise en station « aux petits oignons », indispensable si on n’utilise pas d’auto-guidage, j’ai laissé tourner l’ensemble pendant plus d’une heure et demie (2700 images de 2s) pour me rendre compte le lendemain, lors du tri des images, que 970 images étaient horriblement affectées par une énorme turbulence. J’ai fini par comprendre qu’après une demi-heure de capture le vent avait tourné et faisait passer la fumée de ma cheminée devant Orion.
Heureusement il me restait exactement 1730 images correctes ce qui faisait presqu’une heure de pose totale. Ce qui devrait suffire pour sortir une image finale un peu plus fournie qu’en 2016.
L’empilement a été réalisé sous DeepSkyStacker (avec 11 darks et 101 offsets), le post-traitement entièrement avec la dernière version de Gimp v2.10 sous Linux Xubuntu 18.04. Malheureusement le capteur de la caméra est trop petit pour faire rentrer la nébuleuse en entier...
La balance des couleur est celle sortie de la caméra, donc non retouchée. Le coeur de M42 est très détaillé, et conforme avec les images prises par des télescopes bien plus grands (mon télescope ne fait que 150mm de diamètre et 750mm de focale !). Clic sur image pour avoir la pleine résolution:

Cliquer ici pour avoir la pleine résolution


Premiers essais avec un ensemble minimaliste en imagerie astro, le 14 février 2019

Pour les vacances j'ai constitué un ensemble ultra léger pour imager le ciel et ne prenant pratiquement pas de place dans la voiture.
La monture est une "SkyWatcher Star Adventurer" légère (1,2kg) et très complète, alimentée par 4 piles AA, suivi sidéral, semi-sidéral, solaire, lunaire. Vitesses time-lapse déjà pré-programmées (12h/4h/2h par révolution). Viseur polaire précis et illuminé. De quoi faire en vacances !
Comme j'emmène toujours un trépied photo pour mes images de vacances, ce dernier fera très bien l'affaire pour supporter cette monture.
La lunette est constituée d'un ancien objectif photo Fujinon focale 55mm et ouverture max à FD1,8 et d'une pièce d'adaptation entre le pas M42 de l'objectif et la caméra Asi224mc. Cette pièce a été réalisée par un ami tourneur. Tous les objectifs au pas de M42 s'y adaptent. Il va s'en dire que l'ensemble est ultra léger et très peu encombrant.

Les premiers essais ont été effectués jeudi le 14 février, la Lune se trouvant juste au-dessus d'Orion, ce qui gênait un peu à cause de la diffusion de la lumière lunaire.
Sachant que les objectifs photo sont rarement très bons sur les bords à pleine ouverture (ici FD1,8), je décidais de fermer à FD4. Pour une focale de 55mm cela ramenait le diamètre de l'objectif à 14mm !
Voici l'image du diaphragme fermé à FD4. Un diamètre vraiment "riquiqui":

Pointant sur M42 (cible facile), je décidais de faire 360 poses de 10s (1h au total) et 11 darks (pas de flats ni d'offsets), le gain à 100:
Il y a un peu de diffusion autour des étoiles brillantes, l'éclat de la Lune à travers un léger voile de cirrus en étant certainement responsable:

La seconde cible, les Trois Rois avec la nébuleuse de la Flamme et la Tête de Cheval. Malheureusement, l'heure avançant, la cible passa derrière les branche de mon prunier et j'ai du écourter la séance à 33mn (400 poses de 5s et 31 darks, gain à 300), d'ailleurs les cirrus devenaient plus denses et la lumière lunaire diffusant de plus en plus (la forme des aigrettes autour des étoiles très brillantes est due à la forme du diaphragme de l'objectif):

Conclusion: le gain de 100 (sur un max de 600) est trop faible. Avec un gain plus élevé il y aurait eu plus de nébulosités autour de M42. Le gain de 300 sur le deuxième cliché semble plus correct, malheureusement le temps total d'exposition trop court n'a pas vraiment fait apparaître la Tête de Cheval (très faiblement perceptible), la Flamme étant un peu plus visible.
Ensuite l'ouverture à FD4 est un peu trop fermée, je pense que l'ouverture de 2,8 devrait mieux convenir, à essayer la prochaine fois.


Nébuleuse d'Orion avec lunette 80ED avec un nouveau traitement en janvier 2019

La nébuleuse d'Orion, cible par excellence pendant les nuits claires d'hiver, méritait un post-traitement réduit afin d'avoir une image naturelle reflétant la vision qu'a l'oeil humain derrière un gros télescope Dobson.

Ce cliché, résultant de l'addition sous DSS de 60 poses de 30 secondes avec un reflex Eos500D non défiltré, a été pris à l'aide de la lunette SW 80ED (80mm de diamètre et 600mm de focale).

Le seul post-traitement a été réalisé avec Photoshop, en gardant les couleurs naturelles:

La même image traitée en post-traitement avec le nouveau "The Gimp 2.10" (travaille sur 32 bits). Les niveaux ont été poussés plus loin qu'avec Photoshop: