Mon matériel astro habituel... Retour Accueil

Cette page vous présente le modeste matériel d'observation astronomique dont je me sers courament. Il n'est pas nécessaire, surtout pour ceux comme moi qui ont plusieurs hobby, d'investir énormément pour pouvoir se faire plaisir dans ce domaine.
A ce jour, j'utilise surtout des instruments d'entrée de gamme, dont j'essaie d'en tirer le maximum. Il faut dire qu'aujourd'hui, grâce à une concurence sans merci des fabricants de matériel astro, et de la venue sur le marché de matériel "made in China" très bon marché et aux qualités plus que bonnes, on peut pratiquer l'observation astronomique sans se ruiner. Ce qui n'était pas le cas il y a quelques années, où, pour avoir du matériel optiquement très bon, il fallait débourser beaucoup ou se construire soi-même son télescope.


Voici les photos de quelques-unes de mes anciennes réalisations personnelles (années 80):

Le premier télescope:
Optique de grande diffusion 90/1000
Tube PVC + contreplaqué. Chercheur 50mm.
La tablette équatoriale à entrainement manuel. Que de clichés réalisés avec ! (voir quelques photos)
Mon premier télescope sérieux. Entièrement en contreplaqué, type "Pierre Bourge", avec optique "Roger Mosser" 120/1000 (miroir primaire sphérique: la sphère était parfaite au foucaultmètre).
Entrainement sur secteur lisse par moteur synchrone 220v avec corrections sur raquette. En déclinaison, correction manuelle.
Chercheur PVC avec optique de jumelles 50mm.
Platines interchangeables pour visuel, adaptation photo ou caméra vidéo.

Télescope maksutov SkyWatcher 180/2700 sur monture HEQ5pro goto (2014):

Mon ancienne monture K5 ne convenait plus pour l'imagerie planétaire. Il fallait une monture plus perfectionnée et capable de supporter plus de poids, tout en restant relativement légère à transporter. Le choix se porta sur une HEQ5pro Goto de Skywatcher. Elle est équipée de la raquette de commande Synscan et peut être pilotée par ordinateur. Un port d'autoguidage y est également présent.

Le télescope pour l'imagerie planétaire est un Maksutov de 180mm de diamètre et de 2700mm de focale, de la marque Skywatcher. Pour éviter la buée lors des nuits humides, et également pour éviter les turbulences internes au tube dues à une mise en température trop longue, je l'ai équipé d'un pare-buée et surtout d'une résistance chauffante placée autour du tube juste derrière la lentille ménisque frontale.


Caméra Cmos planétaire ZWOptical Asi120mc couleur (2014):

Cette caméra Asi120mc, assez récente, possède un capteur Cmos MT9M034 monochrome associé à une matrice de Bayer. La résolution est de 1280 x 960 avec des pixels de 3,75 microns. Ce qui permet de faire de l'imagerie planétaire à haute résolution en utilisant des focales deux fois plus courtes pour une même résolution, par rapport à certaines autres caméras planétaires. Elle monte jusqu'à 200 images/seconde en 320x240, 110 images/seconde à 640x480, et permet encore 32 images/seconde à 1280x960. Elle permet des poses de 64 µs à 1000 secondes. Malgré son champ réduit, l'imagerie du ciel profond est possible grâce à sa très bonne sensibilité. Elle est auto-alimentée par le port USB2 avec une consommation relativement faible, et possède un port d'autoguidage compatible ST4. Son poids de 100g et ses petites dimensions en font un instrument idéal pour tous les "setup".
Chez moi, elle fonctionne en association avec un petit Netbook EeePC 910h, même si des fois je n'arrive pas à avoir le débit maximum, ce qui est parfois pénalisant. Mais bon, le netbook a déjà plus de six ans !

Lunette apochromatique SkyWatcher "série pro" 80ED (2006):

Toujours de fabrication chinoise (Synta), cette lunette est de très bonne qualité. La bonne surprise est que chez ce fabricant, les produits sont sans cesse améliorés, et que les prix baissent par rapport aux anciennes versions.

Mécaniquement, l'amélioration est dans une meilleure finition, plus de coulures de peinture, et couleurs plus agréables. Et surtout le système de mise au point type "Crayford" est plus doux et la mise au point ne bouge absolument plus quelle que soit le poids des accessoires (gros oculaires, caméra CCD, appareils photo, etc...).

Optiquement, l'objectif est un doublet, dont la deuxième lentille (intérieure) est en verre faible dispersion ED fluorite type FPL-53. Les images sont très piquées et contrastées même à fort grossissement. Le défaut de chromatisme n'apparaît qu'à très fort grossissement, et encore de façon négligeable à la mise au point.

Ci-dessous, extrait de l'original de la description de cette lunette. Cliquer sur l'image pour avoir la page complète.

Cliquer sur l'image pour afficher la page entière

Ci-dessous, vues de la lunette sur une monture K5 motorisée, de l'objectif et du pare-buée amovible, ainsi que sur le viseur polaire. Ce viseur est très précis et permet une excellente mise en station, pour peu qu'on prenne le temps de procéder aux réglages préliminaires. En effet, si on veut faire de la photo astro, il est impératif de rendre l'axe du viseur parfaitement parallèle à l'axe de rotation en AD (ascension droite) de la monture (ce qui n'est pas réalisé en usine, mais il y a trois vis de réglage pour cela).. Ensuite il faut que le cadran réticulé à l'intérieur du viseur soit en corrélation avec le cercle des dates (ce qui n'est pas non plus réalisé en usine, mais il y a également trois autres vis de réglage pour cette opération). Que d'observateurs ayant acheté ce type de monture (EQ5, EQ3-2, LXD55, etc...) se plaignent de la médiocre précision. A l'achat, le vendeur ne fait pratiquement jamais la remarque concernant les réglages préliminaires. Une fois effectués, ils ne bougeront plus dans le temps.
Pour les réglages et la mise en station, voici un lien intéressant, en anglais: backyardastro

Ci-dessous, photo prise dans le viseur polaire,
dont le réticule est illuminé par une diode LED verte

Nota: vous trouverez sur cette page une aide à la mise au point avec la lunette 80ED.

Télescope maksutov SkyWatcher 102/1300 (2003):

Depuis quelques temps, le marché mondial est inondé par du matériel astronomique en provenance de deux ou trois fabricants chinois. Il est distribué sous différentes marques comme "kepler", "skywatcher", "orion" ou encore "fréhel", et j'en passe...
Ce matériel est en général bon à très bon, avec des qualités optiques la plupart du temps très bonnes, bien qu'il y ait des loupés, dus à la production de grande masse.
Mon choix s'est porté sur ce télescope, pour diverses raisons:
De par ses dimensions réduites on peut l'emmener facilement en vacances dans une valise, et avec un pied photo on est opérationnel.
Les soirs de semaine, quand il faut se lever de bonne heure le matin pour aller travailler, sortir un télescope plus imposant est souvent décourageant, alors le petit maksutov est le bienvenu. Il reste en permanence sur son pied photo, et en quelques secondes il est opérationnel.
En plus il est bien adapté à l'observation visuelle et photographique planétaire, de par sa longue focale, sa mise en température rapide et sa qualité optique. Il suffit de voir les clichés dans la page
photos A70.

Vue sur l'arrière avec les vis de collimation.

Le diamètre optique de ce télescope (fabricant "Synta") est de 102 mm et sa distance focale de 1300 mm. Dans sa version de base, uniquement le tube optique (avec fixation par platine au pas kodak), le chercheur est un 6x20 un peu juste, alors que dans la version sur petite monture équatoriale le chercheur est un 6x30 bien meilleur. Il existe également un modèle de téléscope plus petit (90/1250) et un modèle plus grand (127/1500).
Il est livré avec deux oculaires (10 et 20 mm de focales) de qualité moyenne, excellents au centre mais beaucoup moins bons sur les bords de champ, et un renvoi coudé standard. J'ai remplacé ce renvoi coudé par un modèle de chez "Takahashi", pour sa qualité optique légèrement supérieure, mais surtout à cause de sa bague de serrage concentrique, très pratique.
En plus ce que j'ai particulièrement apprécié sur ce télescope, c'est sa robustesse, la possibilité de faire la collimation du miroir primaire, le bouton de mise au point largement dimensionné et très agréable, ainsi que l'absence totale de "shifting" à la mise au point.

Vue du mak sur son pied photo.

Le menisque correcteur et le miroir primaire.

Le pare-buée nécessaire à cause du ménisque.

Vue du mak sur son pied photo.

Le menisque correcteur et le miroir primaire.

Le pare-buée nécessaire à cause du ménisque.


Télescope newton SkyWatcher 150/750 (2002):

Ce télescope, également de provenance chinoise (fabricant "Synta"), m'a séduit par son prix et par ses qualités d'ensemble. Il me sert pour les observations prolongées, surtout du "ciel profond", malgré que l'observation planétaire n'est pas en reste. De par sa courte focale, il est peu encombrant, et très lumineux pour la photo stellaire.
Au "
star test", l'optique semble relativement douce, avec une légère sous-correction, sans bords rabattus du miroir primaire (un autre télescope du même type a montré des bords rabattus par contre). Le miroir secondaire est légèrement décalé vers le côté opposé au porte-oculaire pour le rapprocher du primaire. Ceci est un bon point pour la conception, car c'est ce qu'il faut faire pour les télescopes newton à rapport d'ouverture (focale/diamètre) égal ou inférieur à 5, afin d'intercepter la totalité du cône de lumière sans agrandir le secondaire (ce qui augmenterai l'obstruction).

A gauche, le télescope sur sa monture motorisée.

Ci-contre, la raquette de commande des moteurs pas-à-pas en ascension droite et en déclinaison, avec différentes vitesses possibles pour les rattrapages. Fonctionnement prévu dans les deux hémisphères terrestres.

Ci-dessous, le viseur polaire, pas très lumineux, mais efficace lorsqu'il est bien réglé dans l'axe (réglage préliminaire souvent oublié, mais indispensable). On voit, ci-dessous, les vis de réglage.

A gauche, vue sur l'araignée supportant le miroir secondaire. On voit nettement le décalage du miroir pour intercepter le plein cône de lumière. Il y a également des vis de réglage pour la collimation.

A droite, j'ais mis un petit repère auto-collant sur le tube pour une remise en place correcte pour l'équilibrage, après transport.

A gauche: le miroir primaire étant collé sur une plaque réglable pour la collimation, les 3 ergots de sécurité ne sont pas nécessaires, d'autant qu'ils dégradent les images en interrompant les cercles de diffraction d'une image stellaire en trois points (voir les cônes sombres sur l'image des étoiles ci-dessous à gauche).

J'ai donc enlevé les ergots (cliché ci-dessus) et la sécurité est assurée par les 6 rondelles (ce qui est largement suffisant pour le cas hautement improbable où le miroir se décollerait par très grands froids).

Certains exemplaires de télescopes newton peuvent avoir des miroirs primaires avec des bords de miroir rabattus. Cela arrive lors de production de masse où les miroirs sont taillés à la machine et très rapidement parabolisés.
Dans le cas où il n'est pas possible d'échanger le télescope, on peut fabriquer des caches avec des ouvertures de différents diamètres suivant l'épaisseur des bords rabattus. On perd un peu en lumière, mais on gagne en piqué d'image.
Ci-dessous 2 caches de diamètres 120 et 140.

Ce télescope étant remisé à l'intérieur de la maison, il faut le laisser trouver son équilibre thermique avant d'observer, surtout en hiver où les différences de températures sont assez importantes. Sinon les images sont dégradées par la turbulence interne du tube.
Pour accélérer cette mise en température, j'ai dévissé le fond d'origine (les 3 vis visibles sur le cliché de gauche), et remplacé par un fond avec un petit ventilateur 12 volts (de processeur d'ordinateur). Des trous supplémentaires permettent d'accéder aux vis de collimation (cliché de droite).

Petite lunette solaire 30/280:

Cette petite lunette, d'origine russe, et vendue aux alentours de 25 euros dans les magasins d'optique comme lunette d'approche, est excellente au point de vue optique. Elle me sert comme lunette solaire, tenue à la main, pour visualiser rapidement l'activité du Soleil.

A gauche, munie de son filtre solaire en "Astrosolar".

A droite, vue sur l'excellent objectif achromatique.


Jumelles Nikon 10x50:

Ces jumelles, qui m'accompagnent partout, sont très bonnes pour l'observation du ciel. D'un diamètre d'objectif de 50 mm et d'un grossissement de 10 x, elles ont un champ très étendu, ce qui est vraiment intéressant pour le "ciel profond". En plus, le piqué d'image vaut bien celui de certaines paires bien plus chères. La pupille de sortie de 5 mm est en plus bien adaptée à mon âge, ce qui me permet de profiter pleinement du diamètre d'objectif de ces jumelles.

Appareils photo:

Ayant longtemps utilisé un appareil photo argentique Olympus OM1N, puis son grand frère l'OM4TI, tous les deux très bien adaptés à la photo astro (voir photos), je suis passé à la photo numérique, tout d'abord avec un ancien Camedia 1400 Olympus d'occasion, puis avec l'un des derniers appareils grand public Canon A70.
Pourquoi avoir choisi le Canon A70, à cause de ses possibilités en photo astro, mais aussi à cause de sa taille pour la photo de tous les jours. En plus il est très économe en batteries. Ses grands avantages en photo astro, ce sont d'abord ses poses de 15 secondes avec génération automatique des "darks" (réduction du bruit) pour les poses supérieures à 1,3 secondes , puis sa facilité pour enregistrer des séquences vidéo en format "avi compressé" 640 x 480 sans avoir besoin d'ordinateur portable comme pour les webcams, et enfin sa fidélité de restitution des couleurs, même aux poses les plus longues. La durée des séquences vidéo est fonction de la carte mémoire CompactFlash (128 Mo sont déjà bien suffisants). Pour retravailler ces fichiers "avi compressés" il suffit de les décompacter avec "VirtualDub" puis de les traiter comme les fichiers issus de webcams, sous "Iris" ou "Registax". L'inconvénient par rapport aux webcams, c'est la possibilité d'une très légère dégradation des images due justement à la compression.
Bien sûr, cet appareil ne vaut pas un reflex numérique à objectifs interchangeables, mais comme appareil polyvalent pour pas trop cher, il est excellent.
Cliquer pour les caractéristiques (lien megapixel.net)

Canon A7O

Olympus OM4TI avec objectif 50mm/1,4

Comme dit ci-dessus, un compact numérique, bien que permettant déjà de belles photos en astro, ne vaut pas un reflex numérique. Et un des plus approprié dans ce domaine, tout en restant dans la gamme d'entrée en reflex, est le Canon 350D. Son capteur CMOS de 8 millions de pixels est l'un des moins bruité qui existe. Il supporte très bien les longues poses en haute sensibilité (800 et 1600 asa), et en température ambiante.
Alors, bien sûr, j'ai franchi le pas, et en ai fait l'acquisition pour Pâques 2006.

Le premier bricolage a été de confectionner une télécommande simple pour les poses longues, et pour éviter le bougé (voir cliché ci-contre). Plus de détails ici.

Mes premiers essais en photo astro avec cet appareil et son objectif d'origine sont en bas de cette page.

Depuis peu, le canon 350D a été remplacé par un modèle plus évolué, Le 500D. Celui-ci possède en plus de la visée reflex la visée par écran LCD (LifeView), ce qui facilite grandement la mise au point, d'où un gain de temps et un confort appréciable !
Voir le test sur cette
page.

Accessoires:

Pour terminer, voici ce qu'on arrive quelques fois à oublier lors d'une sortie astro:
La valise à accessoires.

Ce genre de valise se trouve facilement et pour pas cher, dans les hypers de bricolage. Elle est indispensable pour protéger les accessoires et surtout ne rien égarer.